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Le sacrifice d'Isaac remplacé par celui de Jésus

  • David Homedes
  • 30 août 2020
  • 4 min de lecture



Homélie sur la Transfiguración en début de carême

(Gn 22, 1-2.9-13.15-18) PSAUME (115 (116b), 10-19) (Rm 8, 31b-34) (Mc 9, 2-10)

Chaque année, en carême, la liturgie nous permet d’accompagner Jésus lors de sa dernière montée à Jérusalem. L’évangile de Transfiguration est lu toujours le 2ème dimanche de carême, car nous sommes au moment où Jésus vient de terminer 3 ans de succès missionnaire en Galilée et se prépare pour achêver sa mission lors de la prochaine fête de Pâques.

La première partie de la vie publique de Jésus avait commencée par sa manifestation au Jourdain avec la voix du Père qui témoigne « Celui-ci est mon fils Bien-aimé ». Cette deuxième moitié de l’évangile est inaugurée avec une manifestation similaire de la Gloire de Jésus. Le contexte est important :

Pendant ces 3 ans de miracles, exorcismes et prédication Jésus empêchait les démons de parler parce qu’ils savent qui il est. Il ne veut pas révéler au grand public qu’il est le Messie parce que les foules attendent un messie politique qui fera la guerre aux romains, alors que le Royaume de Jésus n’est pas de ce monde...

Juste avant la transfiguration Pierre a confessé sa foi : tu es le Messie, le Fils du Dieu Vivant. Jésus a fait de lui le premier pape. Nous l’avons fêté jeudi dernier. C’est alors, qu’il va leur révéler, en petit, comité que son messianisme consiste à porter les péchés de l’humanité sur la croix. Mais Pierre ne comprend pas qu’un messie puisse être crucifié.


La transfiguration se situe entre la première et la deuxième annonce de la Passion. Jésus qui a caché son identité aux foules, la révèle à ses intimes seulement après les avoir mis en garde contre toute recherche de succès humain. Et il leur demandera de n’en parler à personne avant qu’il ne soit Ressuscité des morts.

Jésus ne veut surtout pas que son succès social l’empêche de mourir pour nous. Il veut à tout prix porter chacun de vos péchés pour que vous puissiez en être pardonnés.

Dieu n’est pas un sanguinaire qui a besoin de voir du sang pour nous remettre la dette. Il aurait pu nous sauver autrement, mais il aurait commis une injustice et, surtout, on n’aurait jamais compris à quel point il nous aime. Le lien avec les 2 autres lectures nous permet de réaliser à quel point c’est dur pour le Père de voir mourir son Fils par amour pour nous. Comme disait le psaume : il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens. Abraham en est l’image la plus frappante :

Dieu lui a dit « prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes (...) tu l’offriras en holocauste ». Les termes « Fils unique, bien-aimé » ça ne vous rappelle pas une phrase de l’évangile ?

Nous voyons Isaac porter lui-même le bois pour son propre sacrifice et nous sommes soulagés de savoir que finalement le sacrifice n’aura pas lieu, que Dieu voulait juste purifier la foi d’Abraham. Mais nous oublions souvent que ce sacrifice a bien eu lieu ! Dieu le Père a vu son Fils unique, celui qu’il aime de tout son amour, porter lui-même le bois de son sacrifice : sa croix.

La deuxième lecture ne peut pas être plus claire : « si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Il n’a pas épargné son propre fils, il l’a livré pour nous tous. Comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ? ».

Abraham prêt à sacrifier ce qu’il aime le plus au monde, n’est qu’une image de ce Père du Ciel qui nous a donné ce qu’il aime le plus au monde. Que peut-il nous donner de plus ?

Regardez la fin de la 1ère lecture : Dieu dit à Abraham « parce que tu as fait cela, parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique, je te comblerai de bénédictions ».

En ce jour, celle-ci pourrait être notre prière à Dieu le Père : « parce que tu as fait cela, parce que tu ne m’as pas refusé ton Fils, ton Unique, je te comblerai de bénédictions ».

Abraham a offert son fils unique et il a reçu en récompense le centuple : une descendance aussi nombreuse que les étoiles du Ciel. Dieu le Père, en nous donnant son Fils unique a aussi reçu une descendance aussi nombreuse que les astres du Ciel : nous tous ! Grâce au sacrifice du Fils unique, aujourd’hui Dieu a une descendance de 2 milliards d’enfants, 2 milliards de baptisés qui appelèrent Dieu « Notre Père ».


Alors, à notre tour, nous pouvons dire à Dieu : « parce que tu ne m’as pas refusé ton Fils Unique, celui que tu aimes, je te comblerai de bénédictions, je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les étoiles du Ciel ». Et comment faire ? en témoignant de notre foi auprès de toutes ces personnes de notre entourage qui ne s’adressent pas à Dieu en l’appelant « papa », parce qu’ils ne savent pas que Jésus les a aimés jusqu’à l’extrême.

En fin, je reviens une dernière fois à l’évangile de la Transfiguration. Jésus a attendu la profession de foi de Pierre pour lui manifester sa divinité. Beaucoup de nos contemporains disent « je ne crois pas à ce que je ne vois pas » mais c’est à l’envers. Ce n’est pas en voyant que nous pouvons croire, mais c’est plutôt en croyant que nous pouvons voir ».

Jésus dans l’évangile ne se manifeste qu’à ceux qui ont la foi. Même les miracles, il les fait en réponse à la foi et il en fait très peu là où les gens n’ont pas la foi.

Quand nous avons la foi, non seulement Dieu peut agir davantage dans notre vie, mais en plus, nous percevons davantage son action. Beaucoup de personnes après un parcours alpha ou un pèlerinage décisif, se sont ouverts à la possibilité que Dieu existe et en très peu de temps ils ont perçu plein de signes de Dieu dans leur vie qui confirmaient leur choix et leur foi. Leur cœur est plus docile, donc non seulement Dieu peut agir davantage, mais en plus, ils perçoivent les clins d’œil du Seigneur qu’avant leur passaient inaperçus.

Certains veulent voir pour croire, mais nous, c’est parce que nous croyons que nous voyons les œuvres de Dieu.

 
 
 

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